in

Approches et sensibilités artistiques différentes

Approches et sensibilités artistiques différentes
Annonces

Exposition de peinture collective à la villa Abdeltif à Alger

Les trois lauréates de la 14e édition du Prix Ali Mâachi 2020 pour les arts plastiques exposent, jusqu’au 4 février, à la villa Abdeltif, à Alger.

Annonces

Pour rappel, en décembre dernier, 24 lauréats du Prix du président de la République pour les jeunes créateurs Ali Mâachi ont reçu leurs distinctions, lors d’une cérémonie organisée au niveau du Théâtre national algérien par le ministère de la Culture et des Arts. Ainsi, dans la catégorie des arts plastiques, trois artistes femmes se sont vu attribuer le prix Ali-Mâachi pour les arts plastiques.

Pour donner un aperçu des œuvres primées, un vernissage a eu lieu, samedi après-midi, à la villa Abdeltif en présence des récipiendaires et de la presse nationale.

Annonces

Outre la découverte des œuvres distinguées, récemment, les présents ont pu, également, apprécier plus amplement le travail de ces jeunes artistes à travers des collections de peinture personnalisées. En moyenne dix œuvres de chaque artiste sont accrochées sur les cimaises de trois espaces d’expositions différents mais mitoyens.

La première lauréate Nour El Houda Choutla est originaire de la wilaya de Bou Saâda. Agée à peine de 23 ans, elle s’est distinguée avec son œuvre, réalisée à la peinture à l’huile ayant pour titre «La femme en Afrique». Une œuvre prônant le réalisme. Une œuvre parlante et colorée à la fois qui laisse entrevoir à la fois la beauté, l’amour, l’espoir et l’universalité.

L’œuvre en question est truffé de messages codés, à l’image de la représentation de la miss beauté soudanaise, des enfants de l’Unicef ou encore de ces silhouettes évoluant avec légèreté et élégance, incarnant le mouvement et la vie.

Cette jeune étudiante en troisième année de finance à l’université Mohamed Boudiaf de M’sila se plaît à expliquer que les couleurs chaudes utilisées ne sont autres que la résultante de la beauté ineffable de sa ville. «Je suis une fille de Bou Saâda et de l’artiste peintre Etienne Dinet», nous dit-elle avec une ode de fierté dans les yeux.

Cette autodidacte, douée à l’extrême, nous confie qu’elle a été honorée de recevoir une telle distinction, surtout que c’est la deuxième fois qu’elle s’est présentée à ce prestigieux concours. Selon elle, ce prix l’encourage à poursuivre vers la voie de la création et de la recherche artistique. Cette spécialiste des expositions et des festivals de peinture en Algérie et à l’étranger expose, également, à la villa Abdeltif d’autres tableaux brossant des séquences de vie de l’Afrique en général et de sa région en particulier, réalisés entre 2006 et 2020.

Chadia Derbal de la wilaya de Tébessa est l’heureuse gagnante du deuxième prix Ali-Mâach pour son œuvre Cauchemars de la guerre. Cette peinture à l’huile vient raconter l’horreur et le cauchemar, vécu par quatre enfants à la couleur de la peau différentes, se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les violents bombardements sur Ghaza ou en Syrie. Une guerre qui ne dit pas son nom mais que l’artiste Chadia Derbal a su immortaliser avec beaucoup de fidélité.

Cette jeune mathématicienne qui n’a transité par aucune école artistique précise que l’usage grandissant des mathématiques l’ont aidé dans les techniques des arts plastiques. Passionnée du célèbre peintre et sculpteur florentin Léonard de Vinci, elle dévoile d’autres toiles tantôt tristes tantôt oniriques.

Des toiles, toutes réalisées avec un seul pinceau et une seule palette. C’est dire que le don et la volonté sont bien présents chez cette artiste dont les moyens font affreusement défaut. Mieux encore, ayant plus d’une corde à son arc, Chadia Derbal a également un penchant pour la sculpture et la céramique. «Je détiens chez moi des sculptures et des céramiques. Je suis en continuelle recherche artistique. Je me plais à tout essayer», ajoute-t-elle. Enfin la Batnéenne Abla Ben Chaiba a décroché le troisième prix pour le tableau «Le cireur de chaussures».

Etudiante à l’Ecole supérieure des beaux-arts Ahmed et Rabah Salim Asselah d’Alger, avec une spécialité en céramique, son tableau primé-exécuté à la technique mixte et au couteau montre la souffrance des enfants durant la révolution algérienne. Une enfance confisquée au profit des aléas de la guerre.

Abla n’est pas à sa première distinction puisqu’elle a obtenu le troisième prix au concours national de graphisme en 2018. Elle a été retenue aussi à un concours, initié par Société Générale en 2017. En outre, elle a participé à de nombreux des salons nationaux et à la réalisation en 2019 d’une fresque artistique sous la houlette d’Amir Com production.

Ambitieuse, Abla Ben Chaiba aimerait travailler dans l’univers de la scénographie, plus précisément au Théâtre national algérien. A l’issue d’un stage au niveau de l’ENTV, elle a pu décrocher une attestation en scénographie. Elle a également, participé à plusieurs concours internationaux liés à la scénographie. 


Post Views:
0


Source link
2021-02-02 09:16:08

What do you think?

Written by Ahmed Sobhy

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

0
Le hall du siège de Sonatrach saccagé : Grosses turbulences chez le Doyen

Le hall du siège de Sonatrach saccagé : Grosses turbulences chez le Doyen

La réhabilitation du Medghacen reprend en 2021

La réhabilitation du Medghacen reprend en 2021

Annonces