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DZ’Ombie, court-métrage de Mourad Oudia et Arkam Slama : Trois millions de vues en seulement trois jours

DZ’Ombie, court-métrage de Mourad Oudia et Arkam Slama
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Une comédie, une science-fiction et un message écologique, le tout composé dans une œuvre cinématographique 100% algérienne. C’est tout à fait possible, car il s’agit de DZ’Ombie. Un court métrage co-réalisé par Mourad Oudia et Arkam Slama qui fait fureur auprès des internautes depuis déjà quelques jours.

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Depuis sa mise en ligne le 29 janvier dernier, DZ’Ombie connaît un succès sans précédent auprès des internautes algériens. En effet, la vidéo d’une trentaine de minutes disponible sur la plateforme Youtube a atteint en seulement trois jours déjà les trois millions de vues.

Une surprise pour tout le monde, mais surtout pour les réalisateurs et scénaristes, Mourad Oudia et Arkam Slama, qui ne s’y attendaient pas du tout. «Nous étions très surpris, car c’est tout de même une vidéo de trente minutes. C’est un film qui nécessite que l’on s’assoie pour se donner le temps de le voir. J’ai aussi été très content de voir les critiques que nous avons reçues, car nous avons été comparés à des réalisateurs étrangers. Une vidéo Youtube comparée avec des œuvres cinématographiques, ça me fait vraiment plaisir, car je préfère être petit parmi les grands que grand parmi les petits. Par ce film, nous voulions aussi prouver que nous étions capables de réaliser autre chose que des podcasts, car nous pouvons aussi écrire», nous a confié Arkam Slama.

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Il est important de préciser qu’un travail de recherche scénographique a préalablement été fait avant d’écrire le scénario. DZ’Ombie met en scène deux survivants, Green et Rostom, joués respectivement par Mourad Oudia et Arkam Slama dans un univers post-apocalyptique où l’humanité a été transformée en zombie. Armés de pistolets, d’arcs et de flèches, ils tentent de survivre.

Et sur leur chemin, ils font la rencontre troublante de Zawbaâa (tempête, ndlr), moitié homme moitié zombie interprété par Youcef Goudih qui est à la recherche de sa bien-aimée. Comme dans une aventure, Mourad et Arkam se prennent au jeu pour la première fois dans un film de science-fiction.

«C’est une immense satisfaction ! Nous avons fait ça par pure passion. De plus, nous avons découvert un public incroyable, nous avons même reçu des commentaires en plusieurs langues qui débattent de notre narration ou des plans», ajoute-t-il. En ce qui concerne la réalisation, elle a été confiée au producteur Mestiich de X-Motion Studio, et a été entièrement sponsorisée par une marque de boisson algérienne.

Les mille et une nuits de Shérazade

En seulement 15 jours et malgré leurs études en master 2 «Ressource minérale et environnement» pour Arkam et master en génie civil pour Mourad, le tournage a pu tout de même voir le jour.

Mais comment une telle idée a pu leur traverser l’esprit ? «Nous avons remarqué qu’il y a beaucoup de productions avec des plans standard et des séquences assez carrées. En Algérie, on n’ose pas assez côté scénario ni côté réalisation. On a peur de tenter de nouvelles choses. Pour notre film, certaines scènes ont été répétées de nombreuses fois, surtout celle où l’on se roulait par terre. Nous voulions que la caméra soit positionnée à un endroit précis afin de capturer une scène comique», ajoute Arkam. L’idée du scénario est tout d’abord née en 2015 entre une nuit magique à la Mille et Une Nuits de Shérazade et un monde apocalyptique infesté de morts-vivants.

Comme tout film qui se respecte, une présence féminine est toujours appréciée, et même sans elle, il n’y aurait probablement pas eu d’histoire. D’ailleurs, ce n’est qu’à la dernière scène du film qu’elle apparaît, changeant le cours de l’histoire à jamais.

Qui l’aurait cru que tout le film était finalement raconté par la princesse Shérazade des Milles et Une Nuits. Un rôle interprété par la comédienne Numidia Lezzoul.

Une fin énigmatique, laissant place à un questionnement certain, celui de connaître la suite. Pourtant rien ne prouve le contraire. «La dernière séquence répond à la question. Shérazade a fait une sorte de bande-annonce du prochain épisode. Nous n’avions pas voulu ajouter un ‘to be continued’ (à suivre, ndlr)», nous confirme Arkam.

Par ailleurs, ce court métrage mêlant la science-fiction au conte de fées abrite un message écologique sur la pollution plastique en Algérie dès le début du film, mais cache aussi des messages sur d’autres sujets tabous de la société algérienne. DZ’Ombie, un court métrage de jeunes Algériens qui vaut le détour. 


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2021-02-06 09:05:12

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Written by Ahmed Sobhy

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