in

Hommage au cinéaste Abderrahmane Bouguermouh

Hommage au cinéaste Abderrahmane Bouguermouh
Annonces

Radio de Tizi Ouzou

«La Colline oubliée, ce chef-d’œuvre du cinéma algérien ne montre pas seulement les valeurs patrimoniales de la société kabyle, mais il affiche aussi l’engagement de ce réalisateur de talent qui a accompagné le peuple algérien dans son combat identitaire», a souligné l’universitaire Souad Kedri.

Annonces

Le forum de la radio de Tizi Ouzou, animé par Samir Ouanzar, a consacré son dernier numéro au cinéaste Abderahmane Bouguermouh décédé le 3 février 2013.

L’hommage intervenant à l’occasion du 9e anniversaire de la disparition du réalisateur du premier film en kabyle La Colline oubliée adapté du roman éponyme de Mouloud Mammeri a eu lieu en présence des deux fils de Bouguermouh, Sofiane et Zahir, Abderahmane Hacène El Hadj, critique cinéma et ancien directeur de la Cinémathèque d’Alger, des acteurs (Mohand Ouchabane et Slimane Hamel) ayant joué les premiers rôles dans cette œuvre primée dans des Festivals internationaux, Latifa Lafer (chercheuse en histoire de cinéma, universitaire), Souad Kedri (enseignante-chercheuse en littérature française, francophone et en études théâtrales à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou).

Annonces

Un débat riche et fructueux de deux heures durant pour témoigner des qualités humaines et professionnelles du père du cinéma amazigh. Pour Souad Kedri, enseignante-chercheuse en littérature française, francophone et en études théâtrales à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, «La Colline oubliée de Abderrahmane Bouguermouh diffuse l’esprit de Mouloud Mammeri à travers l’envers et l’endroit de toutes les réalités et ethnosociologiques d’un village mis sous cloche, Tasga. Les acteurs du film sont quêteurs de vérité, car chacun essaye de porter un regard critique sur la société kabyle. Ils étaient piégés entre deux monde : le traditionnel et les prémisses de la Seconde Guerre mondiale. En somme, A. Bouguermouh a accédé à l’intérieur du roman de La Colline oubliée de M. Mammeri avec sa caméra en reprenant les mots et les tourmentes des personnages et en les adaptant symboliquement en images filmiques».

Selon cette universitaire, «ce chef-d’œuvre du cinéma algérien ne montre pas seulement les valeurs patrimoniales de la société kabyle, mais il montre aussi l’engagement de ce réalisateur de talent qui a accompagné le peuple algérien dans son combat identitaire», a-t-elle considéré. Natif d’Ouzellaguen, dans la wilaya de Béjaïa, Abderrahmane Bouguermouh compte à son actif d’autres productions cinématographiques, La grive (1967) sur un texte de Malek Haddad, Les Oiseaux de l’été (1978), Kahla ou beida (1980), Cri de pierre (1986).

Il avait également assisté dans la réalisation Mohamed Lakhdar Hamina dans le film Chronique des années de braise, primé de la Palme d’or du Festival de Cannes en 1975, et produit de nombreux documentaires, dont Le souf, Ghardaia, Le 8 mai 1945, Regard de la main


Post Views:
3


Source link
2021-02-13 09:00:47

What do you think?

Written by Ahmed Sobhy

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

0
Le vieillard de Kamel Daoud

Le vieillard de Kamel Daoud

Exposition de miniatures de l’artiste Hocine Kedjar à la galerie Ifru Design : Sujet et objet de son ouvrage

Exposition de miniatures de l’artiste Hocine Kedjar à la galerie Ifru Design : Sujet et objet de son ouvrage

Annonces