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Il s’apprête à entrer demain en fonction : Le nouveau Premier ministre libyen affronte les défis de la transition

Il s’apprête à entrer demain en fonction : Le nouveau Premier ministre libyen affronte les défis de la transition
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Le chef du gouvernement de transition libyen, Abdelhamid Dbeyba, prêtera serment demain à Tobrouk (est). Le nouvel Exécutif a obtenu mercredi la confiance du Parlement.

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Issu d’un processus parrainé par l’Organisation des Nations unies (ONU), il remplace le gouvernement d’union nationale (GNA) et le cabinet parallèle de Abdallah Al Theni, installé dans la Cyrénaïque (est), région contrôlée par les forces du maréchal Khalifa Haftar. Selon la feuille de route onusienne, le gouvernement Dbeyba a pour objectif de «procéder aux préparatifs nécessaires pour les élections présidentielle et parlementaires» du 24 décembre, date à laquelle sa mission prendra fin.

Cependant, le nouveau Premier ministre est confronté à de nombreux écueils qu’il doit franchir pour affirmer sa légitimité et son autorité auprès des différents acteurs politiques et milices, dont certains ont déjà pris leurs distances avec les pourparlers de Genève qui ont consacré ledit Exécutif.

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Entre-temps, il est impérieux d’atténuer, du moins, la grogne sociale générée par la dure réalité quotidienne : coupures de courant, pénuries de liquidités et inflation, corruption et pandémie de coronavirus. Comme il est impératif de dénouer la question de la répartition des revenus pétroliers, un des points de discorde entre l’Est et l’Ouest.

Par ailleurs, le démantèlement des milices constitue une étape importante pour asseoir la sécurité et la stabilité du pays. En 2015-2016, nommé au terme d’un processus onusien, le chef du GNA, Fayez Al Sarraj, a mis plusieurs mois avant de pouvoir rejoindre, par la mer depuis la Tunisie, faute de contrôler les airs, Tripoli. S’il est parvenu à obtenir progressivement le ralliement de nombreuses milices, il n’a jamais pu imposer son autorité auprès de l’ensemble des forces politiques et militaires du pays.

Autres questions à gérer : les ingérences étrangères (Turquie, Egypte, Emirats arabes unis, Russie et des Occidentaux, entre autres) et le départ des 20 000 mercenaires et combattants étrangers stationnés en Libye, selon les estimations de l’ONU.

Un long chemin

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar El Gueddafi en 2011. Deux autorités s’y sont disputées le pouvoir ces dernières années : à l’Ouest, le GNA à Tripoli, reconnu par l’ONU, et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar, basé à l’Est.

Après l’échec d’une offensive lancée par Haftar en avril 2019 pour conquérir Tripoli, les deux camps ont conclu un cessez-le-feu en octobre et retrouvé le chemin du dialogue, sous l’égide de l’ONU.

En décembre, l’ONU fustige plusieurs sociétés et pays accusés d’avoir violé l’embargo sur les armes décrété en 2011. Le 13 novembre, 75 délégués libyens réunis en Tunisie s’entendent sur la tenue «d’élections nationales» en décembre 2021.


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2021-03-14 09:20:55

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Written by Ahmed Sobhy

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