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Institut français. Exposition picturale posthume : Hommage à l’artiste peintre Leïla Ferhat

Une exposition a été organisée en hommage à Leila Ferhat par l’Institut français d’Oran en collaboration avec la galerie Arweka
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Les artistes disparaissent, mais leurs œuvres survivent. C’est notamment le cas de grandes figures, à l’instar de Leïla Ferhat, décédée en juillet dernier.

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Une exposition-hommage est organisée en son honneur par l’Institut français d’Oran en collaboration avec la galerie Arweka. Les amateurs peuvent encore admirer tout un pan de son œuvre.

Des toiles réalisées en général à partir de 2009. Son style en semi-figuratif et son travail élaboré par touches presque géométriques et éclatées représentent toujours sa marque de fabrique.

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Sa manière de faire, conjuguée au rendu des couleurs dont elle maîtrise le secret de la cohérence la font se distinguer et contribuer à la richesse de la peinture algérienne dont elle est l’une des représentantes les plus douées.

Dans la collection proposée transparaissent toujours ses danseuses qui, qu’elles soient d’inspiration traditionnelle propre au Maghreb, cette région du monde qui l’a vue naître, ou d’inspiration classique (les ballerines) traduit en même temps ce désir d’universel en partant de ses propres valeurs et en même temps cette quête de liberté, cette propension à l’évasion, qui transparaissent dans l’expression corporelle de ses personnages.

Des personnages figés dans l’instantané mais dont la composition des tableaux, en lignes de fuite, laisse présager autant de possibilités de mouvements. Ici le langage «graphique» et le langage «chorégraphique» semblent se faire écho.

Le mouvement l’est aussi dans la représentation des chevaux sublimés dans l’une des œuvres exposées. Une association d’idées qui peut très bien s’accommoder de la thématique de l’une des plus belles œuvres de l’écrivain espagnol Federico Garcia Lorca, La maison de Bernarda Alba quand il s’agit de symboliser les rêves de liberté et le désir de s’affranchir de l’enfermement.

Dans les œuvres de Leila Ferhat, il y a toujours un centre de gravité mais jamais de contours et c’est ce qui confère à ses travaux l’expression de cette volonté d’ouverture vers des univers qui restent à explorer.

Il y a quelque chose de solaire dans ses compositions, rarement obscurcies comme c’est le cas dans ce tableau réalisé au début des années 1990, différent autant dans la forme (technique de la gouache) que dans le contenu (une abstraction sombre) comme pour signifier que les artistes ressentent de manière plus poignante les signes de mauvais augure.

Ce n’est par ailleurs sans doute pas un hasard si les féministes se reconnaissent en elle non pas par sa qualité de femme artiste-peintre ayant acquis sa place dans le monde des arts par sa détermination à une époque où cela n’était pas du tout évident mais aussi par dans les thématiques qu’elle propose et les sujets qu’elle met en avant.

Elle a de tout temps été discrète, laissant ses œuvres dire les choses à sa place. L’exposition est accompagnée d’un petit enregistrement vidéo où on la voit quand même s’exprimer lors d’une exposition qui lui a été consacrée dans le même lieu au milieu des années 2000 avec notamment Marie-Claire Gorine, ancienne responsable de l’IFO et la poétesse égyptienne installée à Oran, Insaf Amari.

Les expositions auxquelles elle avait participé sont innombrables tant à Oran ou par extension en Algérie qu’à l’international et ses toiles ont voyagé un peu partout dans le monde. Au début des années 1990, elle avait exposé au palais de la culture à Oran et c’était, fait rare pour ne pas dire unique, avec sa fille (peinture sur soie). Une manière de dire que déjà, à l’époque, elle voulait symboliquement s’assurer d’une relève pour passer le flambeau à la génération suivante.  


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2021-02-07 09:19:02

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Written by Ahmed Sobhy

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