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La CPI étend sa juridiction aux territoires palestiniens occupés : Israël doit répondre de crimes contre l’humanité

La CPI étend sa juridiction aux territoires palestiniens occupés : Israël doit répondre de crimes contre l’humanité
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Le Premier ministre palestinien, Mohamed Shtayeh, considère «cette décision comme une victoire pour la justice et l’humanité, pour les valeurs de vérité, d’équité et de liberté, et pour le sang des victimes et de leurs familles».

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La Cour pénale internationale (CPI), dont le siège est à La Haye, a décidé, vendredi, de se déclarer compétente pour juger des faits survenus dans les Territoires palestiniens occupés en 1967, y compris en Cisjordanie, à Al Qods (Jérusalem-Est) et dans la bande de Ghaza. La Cour a expliqué sa décision par le fait que l’Etat de Palestine est membre du Statut de Rome de la CPI.

Cette décision, qui pourrait amener des dirigeants et des responsables de l’occupation israélienne devant les juges de la CPI pour être jugés pour «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité», commis dans les Territoires palestiniens occupés, a été saluée par la direction palestinienne.

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L’agence de presse palestinienne officielle Wafa a rapporté que le Premier ministre, Mohamed Shtayeh, considère «cette décision comme une victoire pour la justice et l’humanité, pour les valeurs de vérité, d’équité et de liberté, et pour le sang des victimes et de leurs familles, qui souffrent de leur séparation, dont le dernier martyr est Khaled Nofal du village de Rass Karkar, à l’ouest de Ramallah».

Khaled Nofal, âgé de 34 ans et père d’un enfant de 4 ans, a été tué de sang-froid par des colons jeudi, près d’une colonie israélienne proche de son village, sous le prétexte qu’il aurait tenté de s’y infiltrer. L’armée israélienne a tout de même reconnu que Khaled Nofal ne portait aucune arme, ni sur lui ni dans son véhicule.

Cette décision de la CPI est également un «message aux auteurs de crimes» qui «ne resteront pas impunis», a ajouté le Premier ministre palestinien. Il a appelé la CPI à accélérer ses procédures judiciaires dans les dossiers qui lui sont soumis, incluant les crimes commis par l’occupation israélienne au cours de ses trois guerres dans la bande de Ghaza, en plus des dossiers des prisonniers et des colonies.

Plusieurs responsables palestiniens, dont le ministre des Affaires étrangères, Ryad Al Malki, le ministre des Affaires civiles, Hussein Al Sheikh, le secrétaire général du Mouvement de l’initiative nationale, Mustapha Al Barghouti, et d’autres ont salué la décision de la Cour pénale internationale, de même que les mouvements palestiniens, à leur tête Fatah et Hamas.

Colère en Israël

Au contraire des Palestiniens, les responsables de l’occupation israélienne ont dénoncé la décision de la CPI qu’ils ont qualifiée de «politique». «La Cour a prouvé une fois de plus qu’elle était un organe politique et non une institution judiciaire», a déclaré le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

Comme par la passé, à chaque fois qu’il y a une critique de l’Etat d’Israël ou une demande pour qu’il rende des comptes sur certaines violations du droit international ou de la légalité, le Premier ministre israélien sort l’«arme de l’antisémitisme» et de victimisation. «Lorsque la CPI enquête sur Israël pour de faux crimes de guerre, c’est de l’antisémitisme à l’état pur», a déclaré Netanyahu. De son côté, l’administration Biden a exprimé son opposition à la décision de la CPI.

Le porte-parole du département d’Etat, Ned Price, a déclaré vendredi soir sur son compte Twitter, que «les Etats-Unis s’opposent à la décision d’aujourd’hui concernant la situation palestinienne». «Nous continuerons de maintenir le ferme engagement du président Joe Biden envers Israël et sa sécurité, et de nous opposer à des actions visant à cibler Israël de manière injuste», a ajouté Ned Price.

Les Etats-Unis se sont opposés à la CPI dès sa création, malgré le fait que plus de la moitié des pays de la planète ont ratifié le Statut de Rome de la Cour. 

Une «étape importante», selon le Hamas

Le Hamas au pouvoir à Ghaza a estimé, hier, que la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de se déclarer compétente pour juger des faits survenus dans les Territoires palestiniens occupés était une «étape importante».

Mais le mouvement islamiste qui règne sur l’enclave palestinienne depuis 2007 a souligné que «l’étape la plus importante était d’accomplir les mesures nécessaires pour traduire les criminels de guerre sionistes devant les tribunaux internationaux et les tenir responsables des crimes qu’ils ont commis».

Cette enclave palestinienne de deux millions d’habitants a été le théâtre de trois conflits armés (2008, 2012, 2014). La CPI avait expliqué vendredi avoir «décidé à la majorité que la juridiction territoriale de la Cour pour la situation en Palestine (qui en est membre depuis 2015, ndlr) s’étendait aux Territoires occupés par Israël depuis 1967».

Fatou Bensouda, procureure du tribunal international créé en 2002 et qui a son siège à La Haye, doit quitter son poste en juin et souhaite que la CPI prenne le relais d’une enquête préliminaire de cinq ans faisant suite à la guerre de 2014 dans la bande de Ghaza. Ce conflit avait fait 2251 morts côté palestinien – en majorité des civils – et 74 du côté israélien, essentiellement des soldats. R. I.


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2021-02-07 09:30:13

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Written by Ahmed Sobhy

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