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SNVI, voitures de moins de trois ans et Africaver : Les explications de Ferhat Aït Ali

Ferhat Aït Ali, ministre de l’Industrie
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Le dossier de la mise de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) sous tutelle de la direction des industries militaires, relevant du ministère de la Défense nationale (MDN), sera traité par le Conseil des participations de l’Etat (CPE) dans les plus brefs délais, a indiqué avant-hier à Alger le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali.

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Précisant lors d’une séance de questions orales tenue à l’Assemblée populaire nationale (APN) que le dossier «est sur la table du CPE», qui lui apporte les dernières retouches, le ministre a indiqué qu’il «ne reste plus que la signature». Cette démarche «profitera aux deux parties» et même à l’économie nationale, a-t-il souligné, avant d’ajouter que la SNVI bénéficiera d’un plan de charge et d’un autre stratégique et sera intégrée dans un plan industriel à la fois civil et militaire.

De son côté, dit-il, le MDN ne sera pas obligé de consentir de gros investissements, profitant des équipements et autres infrastructures déjà existants au niveau de la SNVI pour laquelle l’Etat a investi près de 100 milliards de dinars.

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Le ministre de l’Industrie, qui est revenu sur l’importation des voitures de moins de trois ans, a regretté le fait que les pays européens «n’effectuent aucun contrôle lorsque les véhicules sont destinés à certains pays africains». Selon lui, l’absence de pré-contrôle, dans les pays d’origine, des véhicules importés par les opérateurs algériens a causé «des centaines de milliards de dollars de pertes à l’Algérie durant les 20 dernière années, que ce soit en raison de la surfacturation ou de l’importation d’équipements imaginaires».

Ferhat Aïd Ali Braham a souligné, par ailleurs, que les véhicules d’occasion importés étaient introduits sur le marché local par «des bandes» qui se sont spécialisées dans l’importation de voitures de moins de 10 ans en faisant croire qu’elles étaient plus récentes.

Au sujet du gel de l’autorisation d’importation des véhicules de moins de trois ans et l’annulation du système préférentiel SKD/CKD, le ministre a expliqué que les exonérations dont ont bénéficiées les opérateurs dans le segment SKD/CKD avaient été transférées aux fabricants locaux des composants, en vertu de la loi de finances complémentaire 2020 et la loi de finances 2021.

Aucun avantage douanier

Rappelant que les sous-traitants n’avaient, par le passé, aucun avantage douanier ou fiscal ni dans leurs investissements ni sur leurs équipements, le ministre a déclaré que «les opérateurs qui prétendent à investir dans l’industrie mécanique réelle seront obligés de se tourner vers ces sous-traitants qui seront très concurrentiels et «protégés par des textes réglementaires», notamment le décret 20-226 du 19 août 2020, qui impose un taux d’intégration et un modèle d’intégration rendant éligible à l’application de l’article 60 de la LFC-2020.

Selon lui, «la nouvelle réglementation considère le montage automobile comme une activité plus commerciale qu’industrielle, sans l’interdire, pour peu de s’acquitter de toutes les taxes, y compris la TVN (taxe sur les véhicules neufs)».

Répondant à une question sur le plan de relance de la société Africaver (Jijel) et la prise en charge de la situation socioprofessionnelle de ses employés, le ministre a indiqué qu’une commission d’inspection avait été dépêchée par son département en 2020, avec pour mission d’établir un état des lieux en termes d’équipements et de ressources humaines, mais aussi de réaliser un audit financier de la société.

Un rapport, dit-il, a été transmis à la tutelle qui a préconisé des solutions qui exigent, toutefois, l’implication d’autres intervenants, notamment les banques. M. Aït Ali a affirmé que cette société bénéficiera d’un plan de relance qui demande, néanmoins, un financement qui ne peut être décidé que par le CPE, qui doit donner son feu vert aux banques pour débloquer les fonds nécessaires afin de démarrer ce plan de relance.

Ce projet ne pourra pas être concrétisé à court terme, précise le ministre, qui a annoncé que cela devrait se faire au plus tard au cours du premier semestre 2022 et, en attendant, une gestion conjoncturelle des problèmes de cette société, notamment celui des salaires, sera assurée.

Le ministre pense qu’Africaver peut continuer d’exister sans recourir à sa privatisation du fait qu’elle fabrique des produits dont le marché algérien a besoin, avec la possibilité d’alimenter d’autres secteurs, tels que l’industrie automobile ou encore certaines industries militaires.


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2021-02-13 09:41:27

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Written by Ahmed Sobhy

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