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Survivre pour Ibiza de Djamila Abdelli-Labiod : Un roman inspiré du naufrage sociétal algérien

Survivre pour Ibiza de Djamila Abdelli-Labiod : Un roman inspiré du naufrage sociétal algérien
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Publication

Le phénomène de l’émigration irrégulière des jeunes algériens vers l’Europe dans des embarcations de fortune au péril de leur vie est la toile de fond pour le  second  roman de Djamila Abdelli-Labiod.

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Dans Survivre pour Ibiza, paru aux éditions Aframed, l’auteure née en France nous embarque vers la ville balnéaire espagnole rêvée par Mourad, le héros dans cette histoire passionnante relatée dans un style d’écriture simple.

Le personnage principal du roman en décrochage scolaire malgré son jeune âge a fait d’une décharge publique d’où il récupère le fer et le plastique qu’il revend aux unités de recyclage son gagne-pain et son passe-temps. Un travail de fortune immortalisé d’emblée par une photo  sur la  couverture du livre.

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Confronté à la dure réalité d’une Algérie  en proie à une crise multidimensionnelle chronique, Mourad s’est rendu à l’évidence que l’avenir est ailleurs, sous le ciel clément de cette île des Baléares qui subjugue tous les candidats à la harga.

Une porte d’entrée vers l’Eldorado européen tant convoité où  Mourad croit mener la belle vie et réaliser ses rêves et ses désirs réprimés. Au fil des 215 pages de son second roman après La Réglisse de mon enfance (2011), l’écrivaine tente de brosser les portraits de tous ces adolescents tentés par la traversée clandestine. Bravera-t-il la mer pour mettre à exécution son plan de grande évasion vers l’inconnu ?

Une idée de la réalité visible et invisible de son pays

La trame de l’œuvre-fiction inspirée par des faits réels dans des situations ou conditions vraisemblables, selon l’auteure, est un condensé de thèmes où elle met en scène la dure épreuve de l’exil, le déracinement forcé du pays natal et le besoin vital des harraga de  changer de cap, quitter définitivement un pays incapable de les retenir faute de perspectives d’avenir.

Dans la préface, Francine Ohayon, professeure agrégée de lettres relève l’effort de l’auteure pour «donner une idée de la réalité visible et invisible de son pays, l’Algérie. Elle donne à voir ce que la jeunesse se prête à rêver. Elle ancre, enchaînée à Mourad, faute de mieux son imaginaire sur l’île déserte des images et des mirages», résume-t-elle. Ancienne institutrice de français passionnée de lecture et d’écriture, originaire de la wilaya de Béjaïa, a signé  son premier roman fortement autobiographique intitulé La Réglisse de mon enfance  en 2011 (Editions Maârifa) et dont la seconde est sortie  aux éditions Médias index (Alger, 2016).


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2021-02-09 08:46:05

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Written by Ahmed Sobhy

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