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Tentative d’empoisonnement du Président tunisien Kaïs Saïed : Ce qui s’est réellement produit

Le président tunisien Kaïs Saïed
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Informations au compte-gouttes de la Présidence tunisienne concernant la tentative présumée d’empoisonnement du président Kaïs Saïed. Un communiqué indique que la directrice du cabinet ayant ouvert l’enveloppe «suspecte» a eu un malaise.

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Tout a commencé par une fuite racontée, mardi soir sur Attassiaa TV, par le journaliste chroniqueur, Riadh Jrad, qui a indiqué que le président Kaïs Saïed a fait l’objet d’une tentative d’empoisonnement.

Le journaliste a été arrêté, juste après l’émission, avant qu’il ne soit libéré et les réseaux sociaux ont foisonné de spéculations, allant jusqu’à parler d’une enveloppe contenant de la ricine, cette poudre mortelle juste à son inhalation. Il a fallu attendre mercredi pour avoir quelques informations officielles et jeudi pour des détails.

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La Présidence tunisienne a publié un communiqué, avant-hier jeudi 28 janvier, disant que ses services ont reçu lundi 25 janvier, vers 5h de l’après-midi, un courrier spécial adressé au président de la République, consistant en une enveloppe où le nom de l’expéditeur n’est pas précisé.

La ministre, directrice du cabinet présidentiel, a procédé à l’ouverture de l’enveloppe, qui s’est avérée vide de toute missive. Toutefois, dès qu’elle a ouvert l’enveloppe, l’état de santé de la directrice du cabinet s’est compliqué et elle a senti un état d’évanouissement et de perte quasi-complète de la vision, en plus d’un très fort mal de tête. En plus, l’un des fonctionnaires du secrétariat du cabinet présidentiel, présent lors de l’incident, a senti les mêmes symptômes, mais à un degré moindre.

L’enveloppe a été mise dans une déchiqueteuse de papier, avant que l’on décide de la transférer aux services du ministère de l’Intérieur. Quant à la directrice du cabinet présidentiel, elle a été dirigée à l’hôpital militaire pour faire les examens nécessaires et comprendre les raisons de la détérioration surprise de son état de santé.

Par ailleurs, la Présidence précise que si elle n’a pas publié l’information le jour-même de l’incident, c’était juste pour éviter la perturbation de l’opinion publique. Mais face à la circulation de l’information sur les réseaux sociaux, il a fallu apporter les précisions nécessaires. Le communiqué tranquillise par ailleurs le peuple tunisien sur la santé du Président.

Il a tenu à remercier les services sécuritaires spécialisés, notamment la Direction générale de la sécurité du président de la République et des personnalités officielles pour leur disponibilité et réactivité, ainsi que les services médicaux de la santé militaire pour leur intervention rapide.

La présidence de la République n’a pas manqué d’exprimer son attachement à «la préservation des libertés garanties par la Constitution, comme la liberté de pensée, d’expression, d’information et de diffusion». Elle s’est interrogée sur «les raisons des poursuites contre ceux qui ont diffusé l’information sur la tentative d’empoisonnement, au lieu de rechercher l’auteur de cette misérable tentative».

Réactions

Malgré la tension politique sévissant en Tunisie à cause du récent remaniement ministériel qui attend encore sa finalisation par les prestations de serment des ministres nommés, devant le président de la République, cela n’a pas empêché le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, d’appeler, jeudi 28 janvier 2021, le président de la République Kaïs Saïed pour s’enquérir de son état de santé, suite à l’affaire du courrier empoisonné. C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse Tap, citant une source autorisée de la présidence du gouvernement.

Mechichi s’est dit solidaire du chef de l’Etat face à toute tentative le ciblant, «Kaïs Saïed étant le président de la République et le garant de son unité». Le chef du gouvernement a estimé que «tout ciblage de la personne du président de la République, si confirmé, est également un ciblage de la Tunisie, de son peuple et de tous les Tunisiens».

Pour sa part, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a adressé, jeudi 28 janvier 2021, ses vœux de «prompt rétablissement» à la cheffe de cabinet du président de la République, Nadia Akacha. Par contre, Ghannouchi n’a évoqué aucune pensée au chef de l’Etat, pourtant visé par la correspondance suspecte.

Pour les réactions venant des pays frères, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a été le premier à appeler le président tunisien, Kaïs Saïed, le soir même de la divulgation de l’incident pour lui exprimer sa sympathie. Le lendemain, le président du Conseil présidentiel libyen, Fayez Al Sarraj et l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad, ont également appelé le Président tunisien.

Concernant l’évolution de l’enquête, la chargée de communication de la Présidence, Rym Kacem, a indiqué, jeudi 28 janvier 2021, que la nature de la substance trouvée dans la missive suspecte parvenue lundi au palais de Carthage n’avait pas encore été déterminée.

Pour sa part, le porte-parole du tribunal de 1re instance de Tunis, Mohsen Dali, a déclaré, le même jour, à Ettassiaa TV, que le parquet a entendu parler, via les réseaux sociaux, de l’affaire de la lettre suspecte, parvenue à la présidence de la République, ajoutant qu’aucune partie officielle ne les a saisis de l’incident.

Dali a précisé que la sous-direction des affaires terroristes s’est saisie de l’affaire et elle va interroger tous les intervenants pour arriver à la vérité sur la question, en insistant sur l’importance de la saisie de la lettre suspecte, nécessaire pour l’analyse scientifique. Il a ajouté que la police scientifique n’a pas encore eu accès à ladite lettre. 


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2021-01-30 09:30:50

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Written by Ahmed Sobhy

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