in

Washington compte revoir son accord avec les Talibans : Kaboul rassuré

Washington compte revoir son accord avec les Talibans : Kaboul rassuré
Annonces

Les négociations entre Kaboul et les talibans n’ont pour l’instant abouti à aucun résultat. Ces derniers continuent d’attaquer quotidiennement les forces afghanes.

Annonces

De hauts responsables du gouvernement afghan ont exprimé hier leur satisfaction face à la volonté du nouveau locataire de la Maison-Blanche, Joe Biden, de revoir l’accord américano-taliban, rapporte des médias.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Jake Sullivan, a appelé vendredi son homologue afghan, Hamdullah Mohib, et «signifié clairement» son intention de «réexaminer» l’accord, a affirmé sa porte-parole, Emily Horne, dans un communiqué.

Annonces

Il a indiqué prévoir d’«évaluer si les talibans respectent leurs engagements de rompre tout lien avec les groupes terroristes, de réduire la violence en Afghanistan et de mener des négociations sérieuses avec le gouvernement afghan». Il a aussi relevé l’intention américaine de soutenir les pourparlers de paix en cours «avec des efforts diplomatiques robustes au niveau régional».

Signé en février 2020, l’accord, non ratifié par Kaboul, prévoit le retrait total des forces américaines d’ici à mi-2021 en échange, notamment, de garanties sécuritaires de la part des insurgés et de l’ouverture de pourparlers de paix avec le gouvernement afghan.

Malgré l’ouverture de ces négociations en septembre à Doha (Qatar), les talibans ont intensifié le nombre de leurs attaques.

Samedi, le ministre afghan par intérim de la Paix, Abdullah Khenjani, s’est dit satisfait de cette option. Dans une vidéo, il a demandé que «le réexamen (de l’accord) mène à la cessation immédiate des violences demandée par le peuple afghan ainsi qu’à une paix durable en Afghanistan».

Sur Twitter, il a affirmé, à la suite de l’appel du responsable américain : «Nous avons convenu de continuer à œuvrer pour un cessez-le-feu permanent et une paix juste et durable, dans un Afghanistan démocratique, capable de préserver les acquis des deux dernières décennies».

De son côté, le vice-ministre de l’Intérieur, Sediq Sediqqi, a fustigé l’accord américano-taliban. «L’accord n’a pour l’instant pas mené au but recherché de mettre fin à la violence talibane et d’amener un cessez-le-feu», a-t-il écrit sur Twitter. Et d’observer : «Les talibans n’ont pas été à la hauteur de leurs engagements.»

Pour leur part, les talibans se sont dit toujours déterminés à respecter leurs engagements dans le cadre de l’accord signé avec Washington. «Nous attendons de l’autre camp qu’il reste également engagé à respecter l’accord», a déclaré Mohammad Naeem, un porte-parole des insurgés, cité par l’AFP.

Les négociations entre Kaboul et les talibans n’ont pour l’instant abouti à aucun résultat. Ces derniers continuent d’attaquer quotidiennement les forces afghanes.

Dans les villes, les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits, que Kaboul et Washington ont imputés aux talibans, ont pris une dimension inquiétante.

S’ils revendiquent volontiers leurs attaques contre les forces afghanes, les insurgés nient cependant être responsables des assassinats ciblés de membres de la société civile.

Entre-temps, ils ont, depuis la signature de cet accord, cessé leur offensive contre les forces américaines. Washington a réduit le 15 janvier à 2500 le nombre de ses soldats en Afghanistan, le chiffre le plus bas depuis 2001.

Spirale belliqueuse

En octobre 2001, le président américain George W. Bush lance une offensive militaire en Afghanistan. L’opération intervient en représailles aux attentats du 11 Septembre qui ont frappé New York. Le 6 décembre, les talibans, qui ont refusé de livrer le chef d’Al Qaîda, Oussama Ben Laden, aux Américains, sont évincés du pouvoir.

Ainsi est mis sur pied un gouvernement intérimaire présidé par Hamid Karzaï. Comme est déployée une force internationale de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan). En octobre 2004, Hamid Karzaï remporte la première élection présidentielle au suffrage universel direct de l’histoire du pays. En parallèle, les talibans entrent en rébellion contre Kaboul et l’Otan.

En 2009, le nombre de soldats américains en Afghanistan double. Il est estimé à près de 68 000 hommes. Il augmente pour atteindre à l’été 2010 environ 100 000 hommes. La présence militaire étrangère en Afghanistan culmine avec plus de 150 000 hommes.

En août 2009, Hamid Karzaï est réélu lors d’un scrutin marqué par une faible participation, des fraudes massives et des violences. En juin 2014, l’élection présidentielle est encore entachée de soupçons de fraude massive et la victoire est attribuée à Ashraf Ghani. En décembre, la force de combat de l’Otan quitte le pays.

Elle est remplacée par une mission d’assistance aux forces afghanes. A l’été 2018, le gouvernement afghan ne contrôle plus que 55% du territoire national, selon un rapport américain. Washington et des représentants talibans engagent discrètement des discussions directes à Doha, où le groupe dispose d’un bureau. 


Post Views:
112


Source link
2021-01-24 09:25:05

What do you think?

Written by Ahmed Sobhy

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

0
Tournoi UNAF U17. Algérie - Tunisie (14h30) : Les Verts à un… nul du bonheur !

Tournoi UNAF U17. Algérie – Tunisie (14h30) : Les Verts à un… nul du bonheur !

Gel des importations des viandes rouges : Quel impact sur le marché local ?

Gel des importations des viandes rouges : Quel impact sur le marché local ?

Annonces